10 Tony Awards pour une comédie musicale made in Israël

Alors qu’à bien des égards, jusqu’à ce jour, seule la guerre était un sujet rentable, la « Paix » le devient à son tour ! La preuve ? Par Bely.

A Broadway la comédie musicale « The Band’s Visit », inspirée du film « La visite de la fanfare » malgré son sujet et son message de conciliation, a dominé de très loin la cérémonie des « Tony Awards » décernés dimanche dernier en remportant dix « Tony Awards » !

(Bon à savoir : Grand-frères des Oscars pour le cinéma américain et plus encore des « Molières » pour le théâtre français, les « Tony Awards » sont des récompenses théâtrales américaines décernées par « l’American Theatre Wing » depuis 1947.)

Ainsi le lauréat de cette année 2018 arrive en bonne place, juste derrière les vainqueurs absolus de cette compétition que furent « Hamilton », récompensé 11 fois en 2016, et « The Producers » primé 12 fois en 2001.

Le Pitch

Tout comme le film du même nom, il y est question d’une fanfare de la police égyptienne qui se retrouve par erreur au fin fond du désert israélien.

Confrontée bien involontairement à un petit groupe de ces pionniers dont la réputation n’est plus à faire et malgré les différences culturelles et linguistiques, les uns et les autres vont vivre une expérience des plus inattendues soit, mais pleine de chaleur, chacun de confier à l’autre sans effort ni effroi ses espoirs et ses doutes, … expulsant d’un coup de baguette magique un conflit israélo-arabe pourtant bien vivant ! Très étonnant tout se sent, se ressent, tout est dans le non-dit.

Durant 1h45, l’histoire nous transporte dans un village fictif plus vrai que les vrais, au travers de conversations en hébreu ou en arabe ou dans un anglais délibérément mal maitrisé mais que l’amour de la musique réunit surtout lorsque rythmée par un violoncelle, un oud ou un tambourin, chacun y retrouve (au travers d’une musique signée David Yazbek, né d’une mère juive et d’un père libanais), des sonorités proche-orientales communes.

Des Arabes et des Israéliens qui s’entendent bien

« Je suis fier de notre groupe d’acteurs qui n’avaient jamais cru qu’ils pourraient un jour interpréter des gens si différents », a déclaré Ari’el Stachel, d’origine israélo-yéménite en recevant le « Tony Awards » du meilleur second rôle masculin.

Le spectacle montre « des Arabes et des Israéliens qui s’entendent bien, à un moment où nous en avions plus que jamais besoin », a-t-il ajouté. Associez-y nombre d’autres hommes de bonne volonté du genre Tony Shalhoub d’origine libanaise, (en l’occurrence sacré meilleur acteur) …

Et le « Tony Awards » mouture 2018, laisserait presque croire qu’il en est bel et bien fini de la politique politicienne criminogène, au profit d’un monde de Paix, faire que cet idéal soit enfin à notre portée !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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